La salat du witr ne comporte pas de sourate imposée après Al-Fatiha. Les sources juridiques consultées indiquent surtout une recommandation de récitations fréquentes dans la sunna, avec une grande souplesse selon le nombre de rak’ahs. Le point central reste simple : aucune sourate obligatoire n’est fixée pour le witr, même si plusieurs récitations reviennent régulièrement dans les hadiths et les exposés des savants.
Le terme witr signifie impair ou unique en arabe, par opposition à chaf’ qui désigne le pair, selon Islamweb et Al Fil Maktaba. Cette prière se fait entre la fin de ‘icha et l’entrée de l’aube, d’après le hadith rapporté par At-Tirmidhi n°425 et cité par IslamQA. Pour aller plus loin, les sections suivantes détaillent les récitations selon chaque configuration.
- ❖Aucune récitation imposée. Les sources décrivent surtout des usages rapportés dans la sunna, sans liste contraignante après Al-Fatiha.
- ❖Le witr reste impair. Les formes les plus citées sont 1, 3, 5, 7, 9, 11 et parfois 13 rak’ahs selon les récits mentionnés par IslamEduc.
- ❖Le dernier tiers est préférable. Muslim n°755, cité par IslamQA et IslamEduc, indique toutefois qu’il reste permis de le faire avant le sommeil si un réveil tardif paraît incertain.
Quelle sourate réciter pour la prière du witr ?
La prière du witr accepte toute sourate licite après Al-Fatiha. Les références consultées, notamment IslamEduc et Islam-a-tous, mentionnent des récitations plus fréquentes dans la pratique prophétique, sans transformer cette recommandation en obligation. Cette distinction est utile, car elle évite de confondre sunna et caractère impératif. D’un point de vue juridique, le witr est généralement décrit comme une sunnah fortement recommandée, même si l’école hanafite lui donne un statut plus exigeant selon IslamQA.
Les données disponibles montrent aussi une réelle variété dans la manière de l’accomplir. Des récits rapportent un witr en 1, 3, 5, 7, 9, 11 et même 13 rak’ahs, ce qui confirme l’absence d’une formule unique sur le plan des récitations comme sur celui du nombre d’unités. Cette souplesse reste cohérente avec le hadith de Bukhari sur la prière de nuit accomplie deux par deux, puis clôturée par une rak’a impaire. Pour aller plus loin, les sous-sections suivantes distinguent ce qui relève de l’obligatoire et du recommandé.
Y a-t-il une sourate obligatoire pour le witr ?
Aucune sourate précise n’est obligatoire pour le witr après Al-Fatiha. Les sources fournies ne rapportent pas d’obligation textuelle imposant Al-Ikhlas, Al-Falaq, An-Nas ou d’autres sourates déterminées dans chaque cas. Le fidèle peut donc réciter une sourate qu’il connaît, y compris une sourate courte, tant que la récitation reste conforme à la prière. Cette règle pratique facilite la prière de nuit pour les personnes qui mémorisent encore peu de passages.
Cette souplesse s’accorde avec le cadre général du witr. Son temps commence après ‘icha et se termine à l’aube, d’après At-Tirmidhi n°425 cité par IslamQA. Le Prophète ne délaissait pas cette prière, même en voyage, selon Al Fil Maktaba, mais les sources ne fixent pas une sourate unique à chaque rak’a. Pour aller plus loin, la pratique la plus souvent recommandée dans la sunna mérite un examen séparé.
Les sourates les plus souvent recommandées dans la sunna
Les récitations les plus souvent citées pour le witr regroupent Al-Ikhlas, Al-Falaq et An-Nas. Pour le chaf’, c’est-à-dire les unités paires qui précèdent le witr, des sources comme Islam-a-tous mentionnent fréquemment Al-A’la, 87 dans la première rak’a et Al-Kafirun, 109 dans la seconde. Il s’agit d’une pratique rapportée, non d’une liste fermée applicable à tous les cas.
Cette recommandation se comprend aussi par l’usage courant des sourates courtes dans la prière nocturne de clôture. Al-Ikhlas, Al-Falaq et An-Nas restent brèves, connues et faciles à mémoriser, ce qui explique leur place régulière dans les exposés pratiques. Les sources signalent toutefois que certains hadiths secondaires sur des détails précis peuvent être discutés quant à leur chaîne, comme le rappelle Islamweb pour certains récits faibles. Pour aller plus loin, la place exacte d’Al-Ikhlas, d’Al-Falaq et d’An-Nas dépend du nombre de rak’ahs choisi.
Peut-on réciter Al-Ikhlas, Al-Falaq et An-Nas dans le witr ?
Al-Ikhlas, Al-Falaq et An-Nas peuvent être récitées dans la salat du witr. Les sources transmises ici les présentent comme des récitations sunnites connues, en particulier pour conclure la prière de nuit par des sourates courtes et très mémorisées. Rien n’indique qu’une autre sourate deviendrait invalide ou déconseillée par principe. La règle retenue par les juristes reste donc la permission, avec une préférence pour des récitations rapportées.
Cette possibilité s’intègre dans un cadre plus large. Le hadith de Muslim n°755 sur le moment du witr montre déjà une grande souplesse d’application, puisqu’il autorise soit un report au dernier tiers, soit une exécution avant le sommeil en cas de crainte de ne pas se réveiller. La logique des récitations suit le même esprit : des pratiques recommandées, sans rigidité excessive. Pour aller plus loin, l’ordre de récitation varie selon que le witr comporte une, trois ou plusieurs rak’ahs.
Dans quel ordre les réciter selon le nombre de rak’ahs
L’ordre des sourates dépend surtout du format retenu pour le witr. Dans une forme en trois rak’ahs très souvent citée, les deux premières peuvent reprendre la logique du chaf’ avec Al-A’la puis Al-Kafirun, tandis que la dernière reçoit souvent Al-Ikhlas. Certaines présentations ajoutent ensuite Al-Falaq et An-Nas dans la dernière rak’a ou dans les récitations couramment associées au witr, selon les usages rapportés par IslamEduc.
Pour un witr en 1 rak’a, il reste possible de réciter Al-Ikhlas seule après Al-Fatiha, ou une autre sourate courte connue. Pour un witr plus long, en 5 rak’ahs ou plus, les sources insistent davantage sur le caractère impair de la prière et sur ses modalités de tashahhud et de salam que sur un ordre fixe de sourates. Cette absence de contrainte permet d’adapter la récitation au niveau de mémorisation réel. Pour aller plus loin, les cas du witr en une rak’a puis en trois rak’ahs appellent des précisions distinctes.
Quelles sourates réciter pour un witr en 1 rak’a ?
Un witr en 1 rak’a permet la solution la plus simple. Après Al-Fatiha, toute sourate connue peut être récitée, y compris une sourate courte comme Al-Ikhlas. Les sources retenues ne fixent pas une formule obligatoire spécifique à cette configuration minimale. Al Fil Maktaba précise surtout le déroulement pratique, avec intention, récitation puis tashahhud, ce qui montre que la structure de la rak’a importe davantage que le choix exclusif d’un texte précis.
Cette option s’appuie aussi sur le hadith de Bukhari selon lequel la prière de nuit se fait deux par deux, puis se clôt par une rak’a si l’aube approche. Le chiffre clé ici reste donc 1, non la longueur de la sourate. Une personne qui connaît peu de passages peut retenir Al-Ikhlas, ou réciter une autre sourate brève déjà mémorisée sans sortir de la sunna générale du witr. Pour aller plus loin, la version en trois rak’ahs concentre la plupart des recommandations pratiques les plus diffusées.
Quelles sourates réciter pour un witr en 3 rak’ahs ?
Le witr en 3 rak’ahs figure parmi les formes les plus répandues dans les explications pratiques. Les sources consultées présentent souvent une combinaison structurée : une récitation dans la première rak’a, une autre dans la deuxième, puis une sourate de clôture dans la troisième. Al Fil Maktaba indique qu’il peut être prié comme le Maghrib, ce qui fournit un repère pratique de forme, tandis que les lectures restent recommandées plutôt qu’imposées.
Dans cette configuration, les références pédagogiques mentionnent régulièrement Al-A’la, 87, puis Al-Kafirun, 109, puis Al-Ikhlas, 112. Cette séquence revient souvent car elle réunit des sourates courtes, très connues et adaptées à une prière de clôture nocturne. Les sources insistent toutefois sur la diversité des pratiques du Prophète, y compris pour le nombre de rak’ahs, ce qui interdit de transformer cette combinaison en norme unique. Pour aller plus loin, la combinaison la plus fréquente mérite d’être présentée séparément.

Combinaisons fréquentes : Al-A’la, Al-Kafirun, Al-Ikhlas
La combinaison la plus souvent citée pour 3 rak’ahs reprend Al-A’la dans la première, Al-Kafirun dans la deuxième et Al-Ikhlas dans la troisième. Cette formule apparaît dans plusieurs contenus de synthèse sur le witr et le chaf’, notamment dans les sources pédagogiques fournies. Elle reste cohérente avec la distinction entre les deux premières unités et la rak’a impaire finale qui clôt la prière nocturne.
Sur le plan pratique, cette séquence présente un avantage simple : elle repose sur des sourates courtes, très mémorisées et faciles à prononcer régulièrement. Elle n’exclut pas d’autres choix. Si l’une de ces sourates n’est pas connue, une autre sourate brève peut la remplacer sans que la prière perde sa validité. Cette marge d’adaptation compte particulièrement pour les débutants ou pour les personnes en cours de mémorisation. Pour aller plus loin, les formats en cinq rak’ahs ou davantage modifient surtout la structure de la prière, pas l’existence d’une sourate imposée.

Quelles sourates réciter pour un witr en 5 rak’ahs ou plus ?
Pour un witr en 5 rak’ahs ou plus, les sources données ne fixent pas de liste fermée de sourates pour chaque unité. Elles insistent d’abord sur la structure impaire de la prière et sur ses modalités de tashahhud et de salam. IslamEduc mentionne par exemple qu’en 5, 7 ou 1 rak’a, un seul tashahhud et un seul salam peuvent intervenir à la fin. Pour 9 rak’ahs, un tashahhud à la huitième puis au terme de la neuvième est rapporté.
Les récitations suivent donc la même logique de souplesse. Une personne peut utiliser des sourates courtes tout au long de la prière, ou varier selon ce qu’elle maîtrise réellement. Pour 11 rak’ahs, les sources rappellent surtout la méthode de deux par deux avec salam entre chaque paire, puis une rak’a finale. Dans ce cadre, il ressort qu’aucune sourate ne devient exclusive à partir de cinq unités. Pour aller plus loin, la longueur de la sourate, courte ou longue, soulève une autre question pratique fréquente.
Doit-on réciter une sourate courte ou longue pour le witr ?
Le witr peut accueillir une sourate courte ou plus longue. Les sources fournies n’imposent pas de longueur minimale ni maximale spécifique après Al-Fatiha. Dans la pratique, les sourates courtes dominent les recommandations courantes, notamment Al-Ikhlas, Al-Falaq et An-Nas, car elles sont faciles à mémoriser et adaptées à une récitation régulière de nuit. Cette préférence d’usage ne vaut pas obligation.
Le choix dépend souvent de deux critères concrets : la mémorisation disponible et le moment de la nuit. Si la prière se fait tardivement, dans le dernier tiers, beaucoup privilégient une récitation maîtrisée plutôt qu’une lecture longue hésitante. Les données rapportées par Muslim n°755 montrent surtout l’intérêt du moment, pas la nécessité d’allonger les sourates. Une récitation stable, correcte et comprise reste donc plus cohérente qu’une longueur recherchée pour elle-même. Pour aller plus loin, le cas de l’oubli pendant la prière mérite une règle claire.
-
I
Croire qu’une seule sourate est imposée. Les sources parlent de recommandations récurrentes, pas d’une obligation unique après Al-Fatiha. -
II
Confondre chaf’ et witr. Le chaf’ désigne les unités paires avant la rak’a impaire finale, selon Islamweb et IslamEduc. -
III
Penser qu’une sourate longue serait supérieure par principe. Les textes fournis ne hiérarchisent pas le witr selon la longueur de lecture mais selon le respect de sa forme et de son temps. -
IV
Abandonner le witr faute de mémorisation. Une sourate courte connue suffit, ce qui permet de maintenir une pratique régulière.
Que faire si on oublie quelle sourate réciter pendant le witr ?
En cas d’oubli, il suffit de réciter une autre sourate connue après Al-Fatiha. Les éléments fournis ne laissent pas apparaître de nullité liée au fait d’abandonner une sourate recommandée pour une autre. Le principe utile reste donc la continuité de la prière avec une récitation maîtrisée. Cette règle vaut autant pour une seule rak’a que pour un witr en trois ou en plusieurs unités.
Ce point rejoint la logique générale de la sunna du witr. Les sources présentent cette prière comme fortement recommandée, au point qu’Imam Ahmad a tenu des propos très sévères sur son abandon, rapportés par IslamQA et IslamEduc. Le maintien de la prière prime donc sur la recherche d’une combinaison parfaite. Si une hésitation survient, mieux vaut réciter une sourate sûre plutôt que s’interrompre longuement. Pour aller plus loin, la question d’une autre sourate que celles habituellement citées appelle une réponse directe.
Peut-on réciter une autre sourate que celles habituellement recommandées ?
Une autre sourate peut être récitée dans le witr. Les recommandations portant sur Al-A’la, Al-Kafirun, Al-Ikhlas, Al-Falaq et An-Nas décrivent une pratique fréquente, non une exclusivité. Une personne qui connaît mieux Al-‘Asr, Al-Kawthar, Al-Ma’un ou toute autre sourate courte peut donc la réciter de manière valide. Cette latitude apparaît cohérente avec l’absence de texte imposant une seule séquence universelle.
Cette solution présente aussi un intérêt pédagogique. Elle permet d’assurer une régularité dans la prière de nuit tout en élargissant progressivement la mémorisation coranique. Les sources consultées rappellent surtout le cadre du witr, son temps jusqu’à l’aube et son caractère impair, bien plus qu’un répertoire exclusif de récitations. Pour aller plus loin, quelques repères simples peuvent aider lorsque peu de sourates sont connues.
Conseils pour choisir une sourate de witr quand on connaît peu de sourates
Quand peu de sourates sont mémorisées, la solution la plus réaliste consiste à retenir une ou deux récitations courtes stables pour le witr. Al-Ikhlas reste souvent la première option, car elle est courte, connue et fréquemment citée dans les recommandations. Si elle n’est pas encore maîtrisée, toute autre sourate brève déjà apprise peut remplir cette fonction. La priorité demeure la régularité de la prière, pas la variété immédiate.
Les données consultées montrent que le Prophète a accompli le witr sous des formes diverses, de 1 à 13 rak’ahs selon les récits rapportés. Cette diversité autorise une progression graduelle. Une personne peut commencer par 1 rak’a avec une sourate courte, puis adopter plus tard un witr en trois unités avec Al-A’la, Al-Kafirun et Al-Ikhlas si la mémorisation le permet. Le critère le plus utile reste une pratique tenable dans la durée, accomplie avant l’aube et conforme à la forme impaire du witr. Les sources convergent ainsi vers une règle simple : mieux vaut une récitation modeste mais sûre qu’une formule ambitieuse et instable.
La question des sourates du witr relève surtout de la recommandation, avec une préférence connue pour plusieurs sourates courtes de la sunna.
Choisir une sourate mémorisée avec sûreté reste la règle la plus solide pour maintenir un witr régulier et conforme.
✦ récitation
❧ prière nocturne






