Combien de fois Marie est citée dans le Coran

34 constitue le chiffre le plus souvent retenu lorsque la question porte sur le nombre de fois où Marie est citée dans le Coran, même si certaines études avancent 37 occurrences selon une méthode de comptage plus large. Les données disponibles convergent donc sur une présence coranique exceptionnellement dense, fréquemment comparée aux 19 mentions attribuées au Nouveau Testament dans plusieurs synthèses académiques et interreligieuses.

Le décompte varie selon plusieurs paramètres, notamment la prise en compte du nom Maryam, des formulations associant Jésus à sa mère, ainsi que des désignations indirectes comme « fille d’Imran ». Les sections suivantes examinent les chiffres, les critères exégétiques, les versets vérifiables et les divergences entre éditions, translittérations et méthodes de recensement.


Combien de fois Marie apparaît dans le Coran : la réponse courte
34 à 37 fois
C’est 34 occurrences dans le décompte le plus diffusé, tandis que certaines sources montent à 37 en intégrant davantage de formes nominales.

Contexte : la sourate 19, intitulée Maryam, compte 98 versets et confirme la place structurelle singulière de cette figure dans le Coran
À retenir
  • 💡 34 mentions correspond au chiffre le plus cité dans les synthèses généralistes et universitaires
  • 💡 37 mentions apparaît dans certains décomptes qui élargissent le périmètre des formes retenues
  • 💡 Maryam est généralement présentée comme la seule femme nommément citée dans le Coran
  • 💡 Sourate 19 porte son nom, ce qui renforce son statut textuel particulier

Combien de fois Marie est citée dans le Coran ?

Le chiffre le plus cité : 34 occurrences

Le chiffre 34 domine dans les recensions courantes consacrées à Marie dans le texte coranique. Cette valeur apparaît notamment dans des synthèses relayées par Wikipédia et par l’islamologue Razika Adnani, qui présentent Maryam comme une figure nommément mentionnée à une fréquence supérieure à celle retenue pour le Nouveau Testament.

Cette estimation s’appuie sur les occurrences explicites du nom Maryam, sans intégrer de façon systématique l’ensemble des expressions secondaires ou contextuelles. Il ressort aussi que la comparaison 34 contre 19, souvent mobilisée dans le dialogue interreligieux, vise moins à établir une équivalence philologique stricte qu’à signaler la densité de la présence mariale dans le corpus coranique.

Pourquoi certaines sources parlent de 37 occurrences

Le chiffre 37 provient d’un mode de comptage plus extensif, documenté notamment par la source ndj.edu.lb, qui annonce 37 mentions nominales. Cette répartition distingue 11 mentions du nom Marie sans adjonction et 26 mentions où le nom apparaît dans un environnement textuel lié au Christ ou à Jésus.

La même source détaille ces 26 cas en 2 occurrences de « Issa ibn Mariam », 3 de « El Massih Issa », 5 de « El Massih » avec référence à Mariam, et 16 de « Issa » avec référence maternelle. Cette méthode ne contredit pas nécessairement le chiffre de 34, mais elle modifie le périmètre lexical retenu.

Comment les exégètes comptent-ils les occurrences de Marie ?

Mentions explicites par le nom « Maryam »

Les exégètes qui privilégient une méthode stricte isolent les emplois explicites du nom Maryam, indépendamment de la thématique du verset. Cette approche présente l’avantage d’une vérifiabilité immédiate dans l’édition arabe du Coran, puisqu’elle repose sur la présence matérielle du nom dans le texte et limite les variations dues aux traductions.

Cette méthode explique la stabilité relative du chiffre 34, souvent repris dans les notices encyclopédiques et les articles universitaires de vulgarisation spécialisée. Elle permet également de comparer les occurrences de Marie à celles d’autres figures coraniques sans fusionner les désignations nominales, les épithètes et les constructions génitives associées à Jésus.

Mentions indirectes et formulations associées à Jésus

D’autres lectures incluent des formulations où Marie apparaît par relation textuelle avec Jésus, par exemple dans les expressions traduites par « fils de Marie » ou dans des séquences christologiques où la référence maternelle structure l’identification du personnage. Cette méthode élargit le relevé et produit mécaniquement un total plus élevé.

Les données fournies par ndj.edu.lb illustrent précisément cette logique, puisque la source ne se limite pas au nom isolé mais regroupe des formes combinées. Il faut ajouter que certaines désignations indirectes, telles que « celle qui a préservé sa chasteté » en 21:91 et 66:12, restent parfois exclues, parfois signalées séparément selon le protocole retenu.

Principales catégories de mentions retenues par les sources
📘

Nom isolé
Maryam sans adjonction

11 cas

🟢

Forme filiale
Issa ibn Mariam

2 cas

🟣

Forme christologique
El Massih Issa

3 cas

🟠

Références associées
Issa ou El Massih avec renvoi maternel

21 cas

Le Coran mentionne-t-il Marie par son nom ou par des titres ?

« Marie, fille d’Imran »

Le Coran désigne Marie à la fois par son nom propre et par des formules généalogiques, parmi lesquelles « Marie, fille d’Imran » occupe une place centrale. Le verset 66:12 emploie explicitement cette appellation et l’associe à des attributs de piété, de véridicité et de réception de l’Esprit, ce qui en fait un passage de référence pour la nomenclature mariale.

Le dossier coranique comprend aussi 3:33-37, où la femme d’Imran consacre son enfant, le nomme Marie et la confie au sanctuaire sous la garde de Zacharie. Cette séquence fournit un ancrage narratif, mais elle alimente également des débats exégétiques autour de la formulation « fille d’Imran » et du verset 19:28, où apparaît l’expression « sœur d’Aaron ».

combien de fois est cité marie dans le coran

« Celle qui a préservé sa chasteté » et autres désignations

Le texte coranique emploie également des désignations qualificatives, dont « celle qui a préservé sa chasteté » constitue l’exemple le plus souvent cité. Cette formule apparaît dans 21:91 et 66:12, avec une forte densité théologique, puisqu’elle relie la pureté de Marie à l’insufflation de l’Esprit et au caractère miraculeux de la naissance de Jésus.

Les versets 3:42-43 ajoutent les qualificatifs « élue et purifiée » ainsi que « préférée à toutes les femmes de la création ». Les études publiées dans Persée et dans plusieurs synthèses interreligieuses soulignent que ces titres ne servent pas seulement de louange, mais structurent le statut coranique de Marie comme modèle de dévotion et comme signe pour les mondes.

combien de fois est cité marie dans le coran

Où trouver une liste complète et vérifiable des versets parlant de Marie ?

Les principales sourates où Marie apparaît

Une vérification sérieuse commence par l’identification des sourates majeures où Marie apparaît explicitement. Les sources convergent sur les sourates 3, 4, 5, 19, 21, 23 et 66, dont plusieurs développent soit le récit de son enfance, soit l’annonciation, soit sa fonction de signe lié à Jésus.

La sourate 19, intitulée Maryam, occupe une place singulière car elle constitue une sourate entière de 98 versets au sein d’un Coran qui en compte 114. D’après les répartitions rappelées par explore-islam et d’autres compilations, les sourates 19, 21 et 23 relèvent du corpus mecquois, tandis que 3, 4, 5 et 66 relèvent du corpus médinois.

Versets clés à citer pour vérifier le décompte

Pour contrôler le décompte, les passages les plus utiles restent 3:33-37, 3:42-43, 19:17-21, 19:26, 21:91, 23:50 et 66:12. Ces versets couvrent la consécration de Marie, sa garde par Zacharie, l’annonciation, sa pureté, et la manière dont le Coran articule son statut avec celui de Jésus.

Le verset 3:42 affirme que Dieu l’a élue et purifiée, tandis que 66:12 la nomme comme fille d’Imran et rappelle qu’elle a préservé sa chasteté. Les traductions françaises varient sur certains choix lexicaux, mais ces références demeurent suffisamment stables pour permettre une vérification interédition fiable.

Existe-t-il des divergences entre traductions sur le nombre de mentions ?

Ce qui change selon l’édition, la translittération et le critère retenu

Les divergences ne proviennent pas uniquement des traductions, mais aussi du type d’édition consultée, du traitement de la translittération et de la méthode de comptage retenue. Une édition arabe indexée sur le lemme Maryam tend à confirmer plus facilement le chiffre 34, alors qu’une lecture thématique incorporant les relations à Jésus peut conduire au chiffre 37.

La translittération produit aussi des écarts de présentation, avec des formes comme Maryam, Mariam ou Marie, sans que le référent change. En revanche, l’inclusion de formules telles que « mère de Jésus », « fille d’Imran » ou « celle qui a préservé sa chasteté » dépend d’un choix exégétique explicite, et non d’une simple variation linguistique.

Les comparaisons avec le Nouveau Testament, souvent résumées par 34 ou 37 contre 19, doivent donc être lues avec prudence méthodologique. Elles conservent une valeur indicative pour mesurer la visibilité textuelle de Marie, mais elles n’ont de portée scientifique que si la source précise son protocole, ses versets de référence et son traitement des mentions indirectes.


Pièges fréquents dans le comptage des mentions de Marie
  1. 1
    Confondre mention explicite et mention thématique. Une présence narrative de Marie dans un passage ne signifie pas nécessairement que son nom figure dans le verset comptabilisé.
  2. 2
    Mélanger arabe, translittération et traduction. Le passage de Maryam à Marie ou Mariam modifie l’affichage, mais ne suffit pas à justifier un changement de total sans protocole philologique clair.
  3. 3
    Utiliser la comparaison avec le Nouveau Testament sans préciser la source. Le chiffre de 19 est fréquent, mais sa méthodologie doit être documentée au même titre que celle du Coran.
  4. 4
    Omettre les critères retenus. Sans indiquer si les titres, épithètes et références à Jésus entrent dans le calcul, l’écart entre 34 et 37 demeure incompréhensible.
📌
Bilan sur les mentions de Marie
Le chiffre dépend du protocole de lecture

34
décompte courant

37
décompte élargi

Le chiffre pertinent dépend du traitement de Maryam, des formules associées à Jésus et des désignations indirectes. La consultation des versets 3, 19, 21, 23 et 66 permet de contrôler rapidement la cohérence d’un décompte publié.

Le chiffre de 34 convient pour les mentions explicites du nom, tandis que 37 correspond à un recensement plus large et doit être présenté comme tel.

📘 34 mentions explicites
✅ 37 selon certains critères
📖 sourate 19, 98 versets

Marie occupe une position textuelle rare dans le Coran, à la fois par la fréquence de ses mentions et par la diversité de ses désignations, nominales et qualificatives. Pour un usage rigoureux, il vaut mieux distinguer systématiquement le décompte strict du nom Maryam et les comptages élargis qui intègrent les références indirectes ou christologiques.

Nos derniers articles